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Il s’agit d’activités proposées par l’ensemble des Services droit des jeunes, non seulement à l’attention des jeunes, mais aussi des professionnels.

Parmi ces activités, le jeu peut être utilisé en vue de faire connaître davantage le droit aux jeux.

Selon le Comité des droits de l’enfant, le jeu « se caractérise par l’amusement qu’il procure, ainsi qu’une certaine incertitude, les défis, la souplesse et l’absence de productivité. Le jeu par son approche désinvolte, ludique permet à l’enfant de contrôler et de structurer les activités qu’il entreprend à tout moment et en tous lieux, dès que l’occasion s’en présente » [1] . Autrement dit, le jeu représente pour l’enfant « une source de plaisir qu’il a envie de prolonger » mais qui n’a, cependant, « rien d’obligatoire » [2].

Le Comité ajoute qu’il s’agit d’une activité qui « s’immisce dans tous les comportements, toutes les activités ou démarches que l’enfant entreprend, contrôle et structure, et cela à tout moment et en tous lieux, dès que l’occasion s’en présente » [3].

Le jeu est un droit fondamental de l’enfant consacré tant au niveau international que national.

Au niveau international, l’article 31, §1 de la Convention relative aux droits de l’enfant, dispose que : « Les États parties reconnaissent à l’enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique. ». Un ensemble de droits ressort de cet article reposant sur le même objectif, à savoir procurer à l’enfant un moment de détente, de divertissement et de plaisir tout en participant à son bon développement. Un de ces droits est le droit au jeu et aux activités récréatives à laquelle on peut joindre le droit de participer librement à la vie culturelle et artistique [4].

Ce principe de droit est soutenu, par ailleurs, par le Comité des droits de l’enfant qui souligne que le jeu est nécessaire aux enfants de tout âge et plus particulièrement pendant les premières années d’école dans la mesure où il constitue un moyen d’apprentissage important[Ibidem].

Au niveau national, l’article 22bis de la Constitution belge dispose que : « Chaque enfant a le droit de bénéficier des mesures et services qui concourent à son développement ». Le droit au jeu n’est pas spécifiquement inscrit dans la Constitution, toutefois eu égard à sa définition et ses effets sur l’enfant le jeu est, bien, un facteur de développement pour l’enfant.

Il est à signaler que le jeu peut prendre la forme d’un loisir ou d’un moment récréatif ou bien d’une forme éducative. En ce sens que le jeu « loisir » ou « récréatif » a pour unique but de divertir la personne qui y participe, tandis que le jeu « éducatif » possède également, au-delà du divertissement qu’il peut procurer, un objectif pédagogique en favorisant l’instruction  [5].

Utiliser le jeu pour intéresser et d’atteindre les jeunes et les atteindre sur une matière d’apparence aussi ardues que « les droits (et les devoirs !) » nous permet d’entrer en contact avec des jeunes qui n’auraient pas conscience de leurs droits et de démystifier l’existence et l’utilisation de ceux-ci.


[1Comité des droits de l’enfant, Observation générale n°17 (2013) sur le droit de l’enfant au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives et de participer à la vie culturelle et artistique (art. 31), 62è session, 14 janvier – 1er février 2013, p. 6.

[2Ibidem.

[3Ibidem.

[4Comité des droits de l’enfant, Observation générale n°17 (2013) sur le droit de l’enfant au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives et de participer à la vie culturelle et artistique (art. 31), 62ème session, 14 janvier-1er février, p. 10.

[5GOURIVEAUX S., « Le droit au jeu », D.E.I. Belgique, module pédagogique n°2013/09, novembre 2013, http://www.dei-belgique.be/media/k2/attachments/Fiche_Droit_Jeu.pdf, p.3.

Les Services droit des jeunes sont subsidiés par la Fédération Wallonie Bruxelles, dans le cadre du décret du 4 mars 1991 relatif à l’aide à la jeunesse. Agréés en tant que services d’Aide en Milieu Ouvert (AMO).
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale