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Une action basée sur un projet pédagogique et une charte commune

Un projet pédagogique commun fonde et explicite l’action des S.D.J.

Dans ce cadre, les services se sont fixés pour objectifs de lutter contre l’exclusion sociale et de favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes et des familles.
Notre travail consiste essentiellement à : informer sur les différentes possibilités légales de régler un problème ; intervenir sous mandat des personnes qui nous consultent auprès des personnes privées ou des institutions ; entamer une action judiciaire … les S.D.J. permettent à leur public de choisir une solution qui correspond à ses objectifs.

Les Services Droit des Jeunes s’inscrivent en fait dans le cercle des services sociaux. Ils se distinguent donc des Centres Infor-Jeunes, des permanences jeunesse des barreaux ou des boutiques de droits même s’ils partagent avec eux soit l’outil juridique soit le créneau d’âge des usagers. Les S.D.J. réorientent vers ces organismes, entre autres, les personnes dont la demande n’entre pas dans le projet pédagogique défini par leur charte. Cette réorientation reflète une volonté de ne se substituer en aucun cas aux services existants mais bien de permettre aux usagers de bénéficier de leurs prestations.

La charte des S.D.J.

L’appellation “ Service Droit des Jeunes ” et le sigle sont attribués par l’A.G. de l’a.s.b.l. “ S.D.J. ”, délibérant à l’unanimité de ses membres, qui veille au respect des conditions suivantes :

L’activité d’un "Service Droit des Jeunes" consiste à fournir une aide aux jeunes et aux familles, visant à reconnaître leur autonomie et à prévenir ou enrayer leur exclusion sociale, par le recours exclusif au droit comme outil de travail.

L’information et l’aide dispensées doivent être complètes en ce sens qu’est présenté et expliqué l’ensemble des possibilités offertes par le droit en vigueur pour obtenir ce que l’usager du Service demande.

L’usager est le seul maître des objectifs qu’il s’assigne, et de la voie légale, y compris judiciaire, à utiliser ou non. Le service, mandaté par l’usager, effectue si nécessaire en ses lieu et place, les démarches, tant amiables que judiciaires, résultant de son choix. Copie de tout document adressé par ou envoyé au Service dans l’exercice de ce mandat est adressée à l’usager-mandant du service. Dans l’hypothèse où les efforts sont manifestement inutiles et disproportionnés au regard des résultats attendus, le service peut se limiter à informer l’usager des démarches à accomplir. Il en est de même dans le cas où les conséquences de son choix voit à l’encontre de son autonomie. Le service reste à l’entière disposition de l’usager pour accomplir ultérieurement, si le jeune et/ou sa famille le désire, les démarches nécessaires à la reconnaissance de cette autonomie. Le fait de permettre à l’usager de discuter avec l’autorité compétente est un devoir essentiel du Service Droit des Jeunes. En cas de problème grave de conscience du permanent du Service Droit des Jeunes, l’affaire sera confiée à un collègue.

Le service ne se substitue à aucune autre institution publique ou privée d’aide et vise, par le recours au droit, à obtenir de ces institutions, le service dû à l’usagert. Les Services Droit des Jeunes se refusent à faire appel au travail d’autres services subventionnés par la D.A.A.J.

Dans les matières où les Services Droit des Jeunes ont acquis ou acquièrent des compétences spécifiques, ils visent, notamment lors de la résolution de cas individuels ou par l’organisation de formations, à faire acquérir ces compétences par lesdites institutions.

Les Services droit des jeunes sont subsidiés par la Fédération Wallonie Bruxelles, dans le cadre du décret du 4 mars 1991 relatif à l’aide à la jeunesse. Agréés en tant que services d’Aide en Milieu Ouvert (AMO).
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale