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Un mot d’histoire

1978, les Services droit des jeunes voient le jour. D’abord à Bruxelles, ensuite à Liège.
L’initiative s’inscrit dans la ligne d’une analyse critique des pratiques judiciaires en matière de protection de la jeunesse. La pratique des SDJ va rapidement évoluer. Le soutien technique aux avocats des premiers mois fait progressivement place à une action plus pédagogique auprès des jeunes consultants.

Les SDJ se sont fixés pour objectif de lutter contre l’exclusion sociale et de favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes et des familles.

Aujourd’hui, ces problèmes occupent d’ailleurs la plus grande part du travail des SDJ : le refus d’aide sociale par les CPAS, les renvois ou refus d’inscription scolaire, les interventions du juge de la jeunesse, les difficultés familiales, le droit au séjour des jeunes étrangers,... L’essence de notre travail est donc : d’Informer leur public sur les différentes possibilités légales de régler un problème ; d’intervenir sous mandat des personnes qui les consultent auprès de personnes privées ou d’institutions ; de les assister dans le cadre d’une action judiciaire, …

Les Services droit des jeunes permettent à leur public d’opter pour une solution qui correspond à leur(s) objectif(s). Depuis le début de leur action, les SDJ ont connu quelques succès :

  • Condamnation de l’Etat belge par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour sa pratique de placements de mineurs en prison (arrêt Bouamar) ;
  • Reconnaissance par le Conseil d’Etat de la recevabilité de recours introduits par des mineurs eux-mêmes en matière d’aide sociale ou en matière de droit à l’instruction ;
  • Reconnaissance par les juges du Référé de l’ « urgence intrinsèque » de toute question relative au droit à l’instruction ;
  • Possibilité pour l’enfant d’intervenir dans la procédure civile opposant ses parents au sujet des droits de garde et de visite (le droit d’être entendu) ;
  • Condamnation symbolique de l’Etat belge par le Tribunal d’opinion quant à sa pratique d’enfermement des enfants étrangers en centres fermés (violation de la Convention relative aux droits de l’enfant).

Les SDJ se sont développés et implantés à Namur (1981), à Mons (1987), à Charleroi (1988) et à Arlon (1998). Ils travaillent de concert et respectent une charte commune qui vise à permettre aux jeunes et aux familles, confrontés aux interventions sociales et judiciaires, d’être complètement informés, de réaliser des choix pour mieux participer aux prises de décisions les concernant, les discuter et s’y opposer au besoin.

En France, à Lille et à Strasbourg, des SDJ ont adopté une méthodologie identique.

L’aventure des Services droit des jeunes a été relatée dans l’ouvrage " Engagez-vous, qu’ils disaient - Histoire des Services droits des jeunes ". Jean-Claude Walfisz décrit, dans son ouvrage, l’itinéraire de la plupart des acteurs de cette aventure hors du commun durant les trente première années. Il est disponible sur le site de l’éditeur, Jeunesse et Droit.

Les Services droit des jeunes sont subsidiés par la Fédération Wallonie Bruxelles, dans le cadre du décret du 4 mars 1991 relatif à l’aide à la jeunesse. Agréés en tant que services d’Aide en Milieu Ouvert (AMO).
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale