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Communiqué de presse : Prolongement accueil d’hiver pour familles n’est pas une solution structurelle

lundi 31 mars 2014

Prolongement accueil d’hiver pour familles n’est pas une solution structurelle

communiqué de presse

Vendredi 21 mars, le collège de la Commission Communautaire Commune (COCOM) a annoncé que l’accueil d’hiver bruxellois des familles sans abris serait prolongé de trois mois, soit jusqu’au 30 juin. Les 46 familles qui auraient dû se retrouver à la rue à partir de ce jour pourront donc continuer à être abritées dans l’accueil pour sans-abris. Bien que la Plate-forme Mineurs en exil approuve pleinement cette prolongation, nous tenons à souligner que cela ne constitue pas une réponse structurelle à la problématique des familles sans-abris avec enfants mineurs. De plus, seules les familles déjà hébergées qui pourront bénéficier de la prolongation de leur accueil.

Vivre dans la rue n’est jamais dans le meilleur intérêt de l’enfant. Au-delà des conditions de vie inadaptées, ils rencontrent des obstacles dans l’accès à la scolarité et sont souvent confrontés à des problèmes médicaux à cause de leur vie en rue. Même si l’accueil pour sans-abris est préférable à une vie d’errance, celui-ci n’est souvent pas adapté aux besoins des enfants ou à la vie familiale. De plus, l’accueil d’urgence ne résout pas les causes du sans-abrisme.

A peu près la moitié des familles sans abris avec mineurs accueillies par le SAMU Social l’hiver dernier n’avaient pas de titre de séjour ou disposaient d’un séjour précaire. Toutefois, plusieurs de ces familles ont droit à un séjour, mais rencontrent des difficultés à faire valoir leurs droits (e.g. les parents d’enfants belges). D’autres sont déboutées, mais ne peuvent retourner dans le pays d’origine. La seule solution proposée par l’Etat est un hébergement limité à 30 jours dans le centre ouvert au retour situé à Holsbeek. S’ils n’ont pas choisi le retour volontaire au terme de ces 30 jours, ils sont transférés en maison de retour en attente d’un retour forcé. Si, après deux mois, le retour forcé s’avère impossible pour des raisons indépendantes de leur volonté, la famille sera libérée et se retrouvera à nouveau à la rue.

Beaucoup de ces familles se retrouvent dans un cercle vicieux : ils se retrouvent à la rue à cause de leur séjour irrégulier ou précaire. La vie en errance rend cependant l’accès aux droits, dont le droit au séjour, plus difficile.

C’est pour cela que la Plate-forme Mineurs en exil demande aux ministres compétents au niveau fédéral (la Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, à l’Intégration sociale et à la Lutte contre la pauvreté, adjointe à la Ministre de la Justice) et régional (la Commission Communautaire Commune) de trouver une solution structurelle pour cette problématique, en concordance avec les droits internationaux de l’enfant.

Pour plus d’informations : Laetitia Van der Vennet (NDL et FR) – 02/210 94 91

Contexte de la Plate-forme Mineurs en exil

La Plate-forme Mineurs en exil est une plate-forme nationale et bilingue, composée de 38 membres et observateurs. Elle a été créée en 1999 et coordonne les actions des professionnels qui travaillent directement avec les mineurs étrangers non accompagnés (MENA) et les mineurs accompagnés de leur parents en séjour irrégulier en Belgique. La Plate-forme suit, entre autres, l’évolution du cadre législatif et institutionnel et formule des recommandations et propositions qui visent à garantir le respect des droits fondamentaux des mineurs étrangers.

Les membres de la Plate-forme Mineurs en exil travaillent directement avec un des deux groupes cibles, et sont : Abaka, Association pour le Droit des Etrangers (ADDE), Aide aux personnes déplacées, Amnesty International Vlaanderen (observateur), AMO Atmosphères, asbl Les amis de Kirikou, ATF-MENA, Atouts Jeunes, Caritas International, Comité Belge d’Aide aux Réfugiés (CBAR), Centre d’Education en Milieu Ouvert (CEMO), Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (observateur), Centre El Paso, Centre d’Orientation et d’Observation Neder-Over-Heembeek (observateur), CPAS Watermael-Boisfort (observateur), Samenlevingsopbouw Brussel (Meeting) (observateur), la Coordination des ONGS pour les Droits de l’Enfant (la CODE) (observateur), Délégué Général aux Droits de l’Enfant (DGDE) (observateur), Dynamo, Esperanto, EXIL, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) (observateur), Kinderrechtencoalitie (observateur), Kinderrechtencommissariaat (observateur), Jesuit Refugee Service Belgium (JRS), Mentor escale, Minor N’Dako, CADE Petit Château (observateur), Quartier des Libertés, SAMPA (observateur), Service Droit des Jeunes (SDJ), Service Social de Solidarité Socialiste (SESO), SOS Jeunes, UNICEF Belgique (observateur), Union des Villes et des Communes Wallonnes (UVCW) (observateur), Vluchtelingenwerk Vlaanderen, vzw Gardanto et vzw Maia.

Les Services droit des jeunes sont subsidiés par la Fédération Wallonie Bruxelles, dans le cadre du décret du 4 mars 1991 relatif à l’aide à la jeunesse. Agréés en tant que services d’Aide en Milieu Ouvert (AMO).
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale